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Détail des Cotisations Sociales 2026

Tableau ligne par ligne de toutes les cotisations sociales — barèmes URSSAF 2026. Modifiez le salaire brut ou le statut pour voir le détail mis à jour.

Salaire brut

3 000,00 €

Cotis. salariales

647,15 €

Cotis. patronales

1 308,08 €

Net avant impôt

2 352,85 €

Cotisation Taux salarié Taux employeur
Santé
Cotisation maladie - maternité - invalidité - décès 13,00 %
Prévoyance 0,67 % 0,67 %
Accident du travail – Maladies professionnelles 2,12 %
Retraite
Retraite plafonnée 6,90 % 8,55 %
Retraite déplafonnée 0,40 % 2,11 %
Famille
Allocations familiales 5,25 %
Chômage
Assurance chômage 4,00 %
AGS (Garantie des salaires) 0,25 %
CSG-CRDS
Dont déductible de l'impôt sur le revenu 6,73 %
Dont non déductible de l'impôt sur le revenu 2,87 %
Autres contributions
FNAL 0,10 %
Formation professionnelle 0,55 %
Dialogue social 0,02 %
Total

Total salarié

647,15 €

Total employeur

1 308,08 €

Total cotisations (salarié + employeur)

1 955,23 €

Coût total employeur

4 308,08 €

Barèmes URSSAF 2026. Hors prévoyance et mutuelle conventionnelles. Le taux AT/MP (2,12 %) est indicatif — il varie selon l'activité. Résultats calculés au palier le plus proche (pas de 500 €). Pour un bulletin complet : QuickPaie Business →

Comprendre les cotisations sociales en 2026

Les cotisations sociales constituent le socle du financement de la protection sociale en France. Elles se divisent en deux grandes catégories : les cotisations salariales, prélevées directement sur le salaire brut du salarié, et les cotisations patronales, payées par l'employeur en sus du salaire brut.

Le total des cotisations sociales représente une part importante du coût du travail. Pour un salaire brut de 3 000,00 €, les cotisations salariales s'élèvent à environ 647,15 € et les cotisations patronales à environ 1 308,08 €, soit un total de 1 955,23 € de cotisations.

Schéma simplifié :
Coût employeur (4 308,08 €) = Brut (3 000,00 €) + Cotisations patronales (1 308,08 €)
Net avant impôt (2 352,85 €) = Brut (3 000,00 €) - Cotisations salariales (647,15 €)

Les organismes collecteurs

Les cotisations sont collectées principalement par l'URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales) et par l'AGIRC-ARRCO pour la retraite complémentaire. L'URSSAF redistribue ensuite les fonds aux différentes caisses : Assurance maladie (CNAM), Assurance vieillesse (CNAV), Allocations familiales (CNAF), France Travail (chômage), etc.

Assiettes de cotisation

L'assiette est la base de calcul sur laquelle s'applique le taux de cotisation. On distingue trois types d'assiettes principales : la totalité du brut (cotisations déplafonnées), le brut plafonné au PMSS (4 005,00 € en 2026), et l'assiette CSG-CRDS (98,25 % du brut après abattement de 1,75 % pour frais professionnels).

Les cotisations salariales en détail

Les cotisations salariales sont retenues sur le salaire brut du salarié. Elles financent ses droits futurs (retraite, chômage) et sa protection sociale. Voici le détail de chaque cotisation salariale :

Assurance vieillesse — part salariale

La cotisation vieillesse du salarié comporte deux parts. La part plafonnée (6,90 %) est calculée sur le brut dans la limite du PMSS (4 005,00 €). La part déplafonnée (0,40 %) s'applique sur la totalité du brut. Ces cotisations ouvrent des droits à la retraite de base du régime général.

Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO — tranche 1

Le salarié cotise à hauteur de 3,15 % sur la tranche 1 (jusqu'au PMSS). Cette cotisation génère des points de retraite complémentaire qui s'ajoutent à la pension de base. La répartition est de 40 % salarié / 60 % employeur sur le taux d'appel global de 7,87 %.

Contribution d'Équilibre Général (CEG) — tranche 1

La CEG finance l'équilibre du régime AGIRC-ARRCO. La part salariale est de 0,86 % sur la tranche 1. Cette cotisation ne génère pas de points de retraite supplémentaires mais assure la pérennité du système de retraite complémentaire.

CSG (Contribution Sociale Généralisée)

La CSG est la cotisation salariale la plus importante en montant. Elle comporte une part déductible (6,80 %) qui réduit la base imposable, et une part non déductible (2,40 %) qui reste dans l'assiette de l'impôt sur le revenu. La CSG est calculée sur 98,25 % du brut (après abattement de 1,75 %).

CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale)

La CRDS est fixée à 0,50 % sur la même assiette que la CSG (98,25 % du brut). Elle est intégralement non déductible de l'impôt sur le revenu. Elle finance le remboursement de la dette sociale accumulée (CADES).

Les cotisations patronales en détail

Les cotisations patronales sont payées par l'employeur en sus du salaire brut. Elles représentent une part significative du coût total du travail. Voici le détail de chaque cotisation patronale :

Assurance maladie, maternité, invalidité, décès

Le taux unique est de 13,00 % sur la totalité du brut pour tous les employeurs. Les anciens taux réduits (« bandeau maladie ») ont été supprimés au 1er janvier 2026 par la LFSS 2025 (art. 18) et intégrés dans la RGDU. Cette cotisation est exclusivement patronale et finance l'assurance maladie, maternité, invalidité et décès.

Contribution Solidarité Autonomie (CSA)

La CSA s'élève à 0,30 % sur la totalité du brut. Elle finance la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie (CNSA), qui prend en charge les personnes âgées dépendantes et les personnes handicapées. C'est une cotisation exclusivement patronale.

Assurance vieillesse — part patronale

Comme pour le salarié, l'employeur cotise sur deux assiettes : la part plafonnée (8,55 %) dans la limite du PMSS et la part déplafonnée (2,11 %) sur la totalité du brut. Les taux patronaux sont plus élevés que les taux salariés, reflétant une prise en charge majoritaire par l'employeur.

Allocations familiales

Le taux unique est de 5,25 % sur la totalité du brut pour tous les employeurs. Les anciens taux réduits (« bandeau allocations familiales ») ont été supprimés au 1er janvier 2026 par la LFSS 2025 (art. 18) et intégrés dans la RGDU. Cette cotisation, exclusivement patronale, finance les prestations familiales (allocations familiales, APL, prime de naissance, etc.).

Assurance chômage

Le taux est de 4,00 % sur la totalité du brut, dans la limite de 4 PMSS (16 020,00 €). Depuis 2018, la cotisation salariale chômage a été supprimée : seul l'employeur cotise. Cette cotisation finance les allocations de retour à l'emploi (ARE) versées par France Travail.

Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO — part patronale

L'employeur cotise à hauteur de 4,72 % sur la tranche 1 (jusqu'au PMSS). La répartition 60/40 signifie que l'employeur prend en charge 60 % du taux d'appel. Pour les cadres avec un salaire supérieur au PMSS, une cotisation tranche 2 de 12,95 % s'applique sur la part entre 1 et 8 PMSS.

Accident du travail / Maladie professionnelle (AT/MP)

Le taux AT/MP est variable selon l'activité de l'entreprise et sa sinistralité. Il est notifié chaque année par la CARSAT. Il peut aller de 0,40 % pour les activités de bureau à plus de 8 % pour les métiers à forte sinistralité (BTP, industrie lourde). Le taux de 2,12 % utilisé dans notre tableau est un taux médian indicatif.

Cotisations spécifiques aux cadres

Les salariés cadres supportent des cotisations supplémentaires par rapport aux non-cadres. Pour un salaire brut de 3 000,00 €, un cadre perçoit un net avant impôt de 2 347,77 € contre 2 352,85 € pour un non-cadre, soit un écart de 5,08 €.

Prévoyance cadre obligatoire

Depuis la convention collective nationale de 1947 (article 7), l'employeur doit financer une prévoyance décès à hauteur de 1,50 % minimum sur la tranche 1 (jusqu'au PMSS). Ce minimum est intégralement à la charge de l'employeur. Beaucoup de conventions collectives prévoient des garanties plus larges (incapacité, invalidité) avec des taux supérieurs.

Cotisation APEC

L'Association Pour l'Emploi des Cadres (APEC) perçoit une cotisation spécifique : 0,020 % à la charge du salarié et 0,040 % à la charge de l'employeur, soit un total de 0,060 % sur la tranche 1 et la tranche 2. Elle finance les services d'accompagnement professionnel des cadres.

Contribution d'Équilibre Technique (CET)

La CET s'applique uniquement aux salariés dont la rémunération dépasse le PMSS (4 005,00 €). Le taux est de 0,14 % pour le salarié et 0,21 % pour l'employeur, soit un total de 0,35 %. Elle est calculée sur la totalité du salaire (tranches 1 et 2).

Retraite complémentaire — tranche 2

Pour la part du salaire comprise entre 1 et 8 PMSS (4 005,00 € à 32 040,00 €), les cotisations de retraite complémentaire sont de 8,64 % pour le salarié et 12,95 % pour l'employeur. Ces taux sont plus élevés qu'en tranche 1, ce qui accentue l'écart de cotisations pour les rémunérations élevées.

CEG — tranche 2

La CEG tranche 2 s'applique sur la part du salaire entre 1 et 8 PMSS. Les taux sont de 1,08 % pour le salarié et 1,62 % pour l'employeur. Comme en tranche 1, la CEG ne génère pas de points mais finance l'équilibre du régime AGIRC-ARRCO.

Comparaison pour un brut de 3 000,00 €

Non-cadre

2 352,85 €

Coût : 4 308,08 €

Cadre

2 347,77 €

Coût : 4 354,16 €

FAQ

Questions fréquentes

Quelles sont les cotisations salariales en 2026 ?
Les cotisations salariales en 2026 comprennent : la vieillesse plafonnée (6,90 %), la vieillesse déplafonnée (0,40 %), la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO tranche 1 (3,15 %), la CEG tranche 1 (0,86 %), la CSG déductible (6,80 %), la CSG non déductible (2,40 %) et la CRDS (0,50 %). La CSG-CRDS est calculée sur 98,25 % du salaire brut (après abattement de 1,75 %).
Quelles sont les cotisations patronales en 2026 ?
Les cotisations patronales comprennent : l'assurance maladie (13,00 %, taux unique depuis la LFSS 2025), la CSA (0,30 %), les allocations familiales (5,25 %, taux unique depuis la LFSS 2025), l'assurance chômage (4,00 %), la vieillesse plafonnée (8,55 %), la vieillesse déplafonnée (2,11 %), la retraite complémentaire (4,72 %), la CEG (1,29 %) et l'AT/MP (taux variable selon l'activité). Les anciens taux réduits maladie et allocations familiales ont été supprimés au 1er janvier 2026 et intégrés dans la RGDU.
Quelle est la différence entre cotisations salariales et patronales ?
Les cotisations salariales sont prélevées sur le salaire brut du salarié et diminuent son net à payer. Les cotisations patronales sont payées par l'employeur en plus du salaire brut et augmentent le coût total du travail. Pour un brut de 3 000,00 €, les cotisations salariales représentent environ 647,15 € et les cotisations patronales environ 1 308,08 €.
Quel est le PMSS en 2026 et pourquoi est-il important ?
Le Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PMSS) est fixé à 4 005,00 € en 2026 (soit 48 060,00 € annuel). Il sert de référence pour calculer plusieurs cotisations : la vieillesse plafonnée, la retraite complémentaire tranche 1 et la CEG tranche 1 sont calculées dans la limite du PMSS. Au-delà, seules les cotisations déplafonnées et les tranches 2 s'appliquent.
Comment est calculée la CSG-CRDS ?
La CSG-CRDS est calculée sur une assiette spécifique : 98,25 % du salaire brut (un abattement de 1,75 % s'applique pour frais professionnels). Sur cette assiette, la CSG déductible est de 6,80 %, la CSG non déductible de 2,40 % et la CRDS de 0,50 %, soit un total de 9,70 %. Seule la CSG déductible réduit la base imposable du salarié.
Les cotisations sont-elles les mêmes pour un cadre et un non-cadre ?
Non. Les cadres supportent des cotisations supplémentaires : la prévoyance cadre obligatoire (minimum 1,50 % à la charge de l'employeur sur la tranche 1), la cotisation APEC (0,020 % salarié + 0,040 % employeur) et, pour les salaires supérieurs au PMSS, des cotisations de retraite complémentaire tranche 2 (8,64 % salarié + 12,95 % employeur) et la CET (0,14 % salarié + 0,21 % employeur).

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